Corps volatils, prix goncourt du premier roman
avril 27, 2008
On sort de ce livre comme l’on sort d’un coma éthylique. Fébrile, hagard, forcément patraque. Corps volatils est le premier roman de Jakuta Alikavazovic, normalienne de 28 ans, alchimiste forcené qui fait des ces pages un livre brasier et nous offre une lecture extatique.
Les âmes sensibles s’abstiendront de faire ce voyage en eaux troubles, car ici on cause mélancolique, de névroses et d’anxiolytiques. Lisez la suite de cette entrée »
Rufin, passeur de frontières
mars 27, 2008
« Un léopard sur le garrot » : on aurait pu titrer dans la presse « l’opus de l’homme à multiples casquettes » et ça aurait déplu à tout le monde. On aurait pu reprocher à l’homme d’être un hédoniste convaincu et de passer tantôt de la médecine tantôt à la diplomatie et d’emprunter toutefois ces chemins de traverse que sont l’humanitaire. On aurait pu s’attendre à une autobiographie ronflante empreinte d’un ego bien assis et s’ennuyer d’un portrait auto complaisant et flatteur d’un homme qui se rie des catégories et déplace les frontières. Il n’en est rien. Lisez la suite de cette entrée »
Into the wild: un film culte
mars 12, 2008
« Je m’en allais dans les bois parce que je voulais vivre sans hate. Je voulais vivre intensément et sucer toute la moelle de vie. Mettre en déroute tout ce qui n’était pas la vie pour ne pas découvrir à l’heure de ma mort que je n’avais pas vécu. »
( Walden - Henry David Thoreau)
C’est ce qu’a du se dire Christopher McCandless allias Alexander Supertramp lorsqu’il embrasse la route au prix de tous les risques.Jeune diplomé d’une grande université américaine, issu d’une famille de notables bon chic bon genre qui regorgent pourtant de cadavres dans leurs placards, Chris, fougueux, instinctif, visionnaire, abandonne la voie toute tracée à laquelle son background le prédestinait. Lisez la suite de cette entrée »
Lodgement bon…..
mars 5, 2008
David Lodge est passé maître dans l’art de décortiquer l’antichambre de l’université anglo saxonne avec un humour caustique dont on ne se lasse pas.Dans Pensées secrètes, s’initie un fascinant dialogue entre un professeur de sciences cognitives, Ralph Messenger et une jeune femme écrivain, Helen Reed. Lisez la suite de cette entrée »
Le nihilisme, un nouveau réalisme ?
janvier 20, 2008
J’ai trouvé mon alter ego là où je m’y attendais le moins. Il est aujourd’hui à six pieds sous terre, vivait au 19ème siècle, comme un ermite esthète et narquois, et pourtant ses préoccupations ont fait bruyamment écho à mon âme. S’il vivait encore aujourd’hui, on le jugerait probablement bien plus subversif que toutes ces pathétiques cohortes de pete dohertey. Il se nomme Arthur Schopenhauer et son pessimisme systématique en a dégoûté plus d’un. Pourtant, sa pensée précise, diffuse et lumineuse pourrait éclairer nos contemporains sur la perte de sens du monde actuel. Mais Schopenhauer, comme tous les véritables visionnaires est bien trop terrifiant pour que le monde daigne lui faire écho. Lisez la suite de cette entrée »
Beigbeder ou l’écrivain prodige de la littérature torchon
décembre 18, 2007
Beigbeder est trop fort. Il a encore réussi à « écrire » un livre torchon: “Au secours, pardon” aussi insipide qu’une feuille de chou de Voici. On devine aisément qu’il a du le pondre, à moitié torché, cocké à mort entre deux virées au Paris Paris ou au Baron. Si la quatrième de couverture décrit l’opus comme une satire de la tyrannie de la beauté et de la jeunesse, le lecteur y verra plutôt les derniers soupirs vaincus de testostérone du dandy collectionneur de canons. Lisez la suite de cette entrée »
I am a gangster, aren’t you?
novembre 29, 2007
Dans une pièce noire et enfumée, on travaille à la chaîne. Jeunes pucelles longilignes en tenue d’ève débobinent des tonnes de paquets sous l’œil avide d’un caïd dictatorial. Costumes de mac et cigares haletant se succèdent au rythme des coups de feu hallucinant des rues du bronx. En enfer pas de répit. Au son des coupes de champ’ qui trinquent, les deal les plus fous se succèdent. Nous sommes en 1975. En pleine guerre froide. Au plein cœur de la guerre de vietnam. Où n’importe quel dealer un tant soit peu futé ramenait des contenairs d’héroine de Hanoï par fret aérien militaire.« American Gangster » ou l’histoire d’un jeune black du Bronx qui fait fortune au culot et à la mesure de sa niaque. Lisez la suite de cette entrée »
Sex in the cortex …
novembre 17, 2007
Il parait qu’une fille ça fait joli dans un salon. Avec une french manucure, les cheveux faussement négligés (après trois heures de mise en pli), le make up « nude » de circonstance ( teint peau de pêche et lèvres pimpantes de près). Si elle n’a pas de conversation, c’est encore mieux. C’est bien connu, une fille qui parle, c’est pire que tout. Lisez la suite de cette entrée »
Ghost in the wind.
octobre 31, 2007
A mon quart de siècle: Merci. Merci à demain qui n’existe même pas. Merci à demain que j’étreins dans mes bras.
Jeune et con.
octobre 20, 2007
Les jeux sont faits. Les paroles sont vaines. Les regards sont sourds.Génération perdue. Leurs jeunesses se noient dans des verres insondables. Leurs rêves sont derrière eux. La surprise fait défaut au présent. Leur quotidien est implacablement rythmé par de faux émois et des désirs de pacotille.Les débats sont stériles et remplis de platitude. Leurs look sont fruit d’un mimétisme consternant. Leurs styles sont pleins d’une fausse nonchalance. La jeune faune se meut avec agilité dans un univers qu’elle construit avec soin. Cette jeunesse balise avec agilité un univers conforme à ses codes. Rien ni personne ne pourra venir ébranler leurs mythes. Dans leurs yeux hagards, sombre l’ennui. Lisez la suite de cette entrée »
